c'est quel jour?

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Un peu de son?

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ici c'est rangé:

enjoy!








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Far away...

Vendredi 30 mars 2007

Qui es-tu?
 Une française (de Poitiers) avec l'envie de bouger. Connaissant un peu les états-unis pour y avoir été en juillet 2004, j'ai décidé d'y retourner, sur du long terme.

Par quel moyen?
 Je vais être jeune fille au pair.

Keskessé?
 Alors on s'occupe des enfants d'une famille américaine environ 40/45h (maxi) par semaine. En contre-partie, on est payé, logé, nourri, blanchi. Tout ça pendant un an.

Et si ça se passe pas bien?
 Ben je peux changer de famille. Je passe par une agence, c'est bien plus prudent. Mais avant de partir, je vais bien choisir ma famille, j'ai déjà eu quelques tuyaux sur comment faire! :-)


 Les démarches
 
Part I: Le dossier
Pour partir, il faut monter un dossier.
 Entre autre:Une lettre à la famille, un collage photo, des références (comme quoi j'ai bien fait du baby sitting), un dossier médical, les photocopies de diplome, un extrait de casier judiciaire...
 C'est pas hyper long, mais il faut rassembler des choses diverses et c'est ça le plus pénible

Part II: L'interview
Samedi 3 février, direction Angers pour un entretien. Au menu : papotage sur mes motivations et moi même, ensuite petit test psychologique (échelon 10 sur l'échelle de la débilité), et lecture d'un texte puis résumé. En anglais, of course.
 ça c'est très bien passé, ça a duré une heure au lieu de deux, et le monsieur était étonné de mon niveau... héhéhé...

Jeudi 22 février: mail reçu d'STS, je suis acceptée dans le programme suite à l'entretien :)

A suivre...
Part III: Les appels des familles
 Part IV: Le placement
 Part V: L'ambassade Américaine à Paris (pour le Visa)
Par Wendy
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Lundi 9 avril 2007


Barcelone du 2 avril au 7 avril 2007.
Weather: horrible, les pieds dans l'eau, ouh la gadoue, la gadoue...

Moments cultes:

- Dimanche matin, retour en train, je suis naze. Et comme par hasard, le petit groupe de "survet-basket-casquette" qui me salue sur le quai (j'ai la cote avec eux) s'installe dans mon wagon. Ils commencent à bavarder, fort, parce que sinon c'est pas drôle. Voilà ce que j'entends "vas y on était en boite le ouik end dernier et y'avait des fachihon (jure ils l'ont dit comme ça). j'aime pas les fachihon moi. ils sont là avec leur cheveux dégradés. t'as vu en plus c'est démodé le dégradé c'est nul. et puis leurs jean à trou. c'est pour quoi? pourquoi y'a des trou? c'est nul. c'est pour aérer?". Première crise de rire. Le mec qui continue, à son camarade "qu'est ce tu lis? walala moi je lis jamais. enfin si. je lis à la télé. et je lis les sms. et euh... les bd là y'a des dessins je comprends mieux." Deuxième marrade. Un peu plus tard, un autre "Vas y y'a la mer à Paris? Quoi? y'a pas la mer? walala... y'a des lacs? nan? euh.... des étangs? tu sais pas.... ils ont des piscines au moins?". Bon ça fait plaisir, j'ai au moins rigolé un peu...

- Vendredi aprem. Notre projet est bien avancé, il nous reste du temps sur les remblas avant de rentrer à l'auberge et F. a besoin de faire quelques courses. Après le marché, on décide d'aller chez Car-ouf (ouais ouais on est en espagne mais on va chez Carrefour, c'est ça la mondialisation...). On rentre, et apparement faut se munir d'un panier à roulettes. Alors puisqu'il faut... Nous voilà parti avec ce truc dans les rayons du supermercado. Mais c'est pas simple. Parce que si le truc tu le tires, il est trois km derrière toi, ça gene les gens. Et si tu le pousses, ba c'est pas facile à manoeuvrer. Bref première marrade sur le "panier qui roule".  Ensuite on arrive à la caisse. Derrière nous, deux anglais. Ils ont: du pain, du gel pour les cheveux, des pattes. Nous avons: du chorizo, des gateaux, de la tortilla, re des gateaux, du fromage. Si ils ont jeté un oeil à notre panier, ils ont du nous prendre pour des malades de la bouffe.

-Vendredi soir, sur le port. une quinzaine de français désobéissent aux règles espagnoles et boivent , en ce vendredi saint, ô malheur. la guardia tourne. dès qu'elle apparait, les bouteilles disparaissent et le groupe entame une chanson ou un jeux (débile c'est mieux) alors que la guardia s'inquiète plus de notre santé mentale que du taux d'alcoolémie de certain.

- Mercredi soir, retour en taxi à l'auberge. Notre chauffeur grille les feux rouges. Apparement c'est normal.

- Jeudi. Quelques français autre que nous squattent l'auberge. Une des formatrices se renseignent sur leur projet ect. Elle demande à le lire. Elle y trouve qu'ils sont à Barcelone parce qu'il "ne sont pas des casseurs" et que "quand on est jeune, le travail ne vient pas à nous". On a toujours pas pigé ce que l'éduc avait voulu dire. Ah oui parce que le projet des basket-survet-casquettes n'était pas d'eux. Trop facile. Qui plus est, il y avait eu baston la veille et la punition était de ne pas aller au musée. Mais la boite, oui , on peut....

- Mardi soir. M. a oublié sa carte pour rentrer dans l'auberge. Je monte lui chercher, je redescend, ne m'arete pas au bon étage. Je sors du batiment quand même mais imposible de re-rentrer, le gardien est à l'étage du dessous, les portes se sont fermées derrière moi et finalement M. a pu rentré sans sa carte. Il n'y a personne dehors, il fait froid, personne ne répond au téléphone. Je fais ma power rangers et saute par dessus une grille. Olé le gardien me voit re-rentrer alors que je ne suis pas resortie....


Barcelone, c'était aussi ...
-beaucoup de touristes!
-l'impression detre sur la cote d'azur, mais sans l'impression de "thunes", ultra présente.
-des quartiers, notamment le quartier gothique, et celui du macba...
-plein de gens sympas...
-du shit, de la coc', de la "cerbeza", proposé tous les 10 m, on a pas l'habitude...
-de la tortilla (yummi), des tapas...
- du frenglaispagnol...
and much more... ;)


Barcelona, I'll be back...
Par Wendy
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Vendredi 14 septembre 2007
 
"il fut un temps ou rien n'était éteint,
ou seul l'or de mon coeur donnait l'heure,
j'étais fort mais j'ai perdu la fleur, et l'innocence
 dans ce décor, je me sens perdu, rien n'a plus de sens.
mais j'ai encore quelques reves si tant est que j'ai le temps
 j'irai carresser leurs lèvres, j'ai encore quelques rêves..."
Bisounours-Cocorosie


final1.JPG C'est un peu à deux qu'on avait monté ce rêve. Et c'est toute seule que tu vas le vivre, comme une grande (même si c'est moi la petite, j'aime dire que c'est toi, bref).
J'ai l'impression d'avoir louper mon train, quelque chose comme ça. Je me retrouve toute seule et ça fait bizarre.
C'est trop cheesy, mais profites pour deux, ne baisses pas les bras comme ces tarées, penses à tes motivations (si tu dis que c'était moi jte répondrai que c'est faux, que j'ai fait que réveiller cette envie si forte de faire pipi  partir).
Ramènes un mec. Ou pas. Ou alors un qui ait un frère pour que tu me le présentes. Ramènes surtout des souvenirs, pas trop de fringues (23 kilo x 2). Ne prends pas trop l'accent américain ou jserai jalouse.
J'ai choisi de rester (bien que desfois jme dis qu'on me l'a plus imposé...) mais j'aurai réellement aimé qu'on vive cette aventure à deux.
Anyway, message complètement décousu, personnel, sans interet pour qui ne s'apelle pas Nounouille mais qu'est ce que je m'en fiche, parce que tout ça, jamais j'aurai pu te le dire en face (trop lâche, trop émotive, trop bête, trop tout).

Enjoy as much as I try to enjoy my "new" life ;)


(discours chialant tapoté à l'origine dimanche soir)
Par Wendy
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Lundi 8 octobre 2007
Vendredi 5 octobre:

7h: la sonnerie de mon réveil (toujours aussi insupportable) me tire de mon sommeil et déjà c'est le bordel dans ma tête, infestée d'angoisse du type "mon i pod est il chargé?"
7h22: baaaah mon père vient de finir le pain. qu'est ce que je vais manger ce midi? un tuperware de taboulé plus tard, je suis rassurée.
8h31: mon sac est fait et il est BIEN fait. tiens si j'emmenais mon chargeur de portable? et si j'avais un soucis avec un de mes piercings, autant prendre mon désinfectant... oui mais ma trousse de toilette est au fond de mon sac et je ne veux pas tout défaire. et ma psp?
8h33: oh merde je tasse tout là dedans, tantpis pour le bordel.
9h: mon sac est trop lourd, je le savais, ça va etre dur.

11h03 : l'amphi rejette ses étudiants débordant de joie... en fait c'est surtout moi qui débord de joie, les autres dorment encore.
11h45: je suis en avance. bon ok je vais squatter msn sur mon téléphone portable, mais vraiment parce que je m'ennuie...
11h48: je crois que ça saoule ma voisine de gauche qui lit un truc très interessant sur Poitiers et ses sarcophages
11h51: je crois que ça emmerde profondémment mon voisin de droite, et j'ai pas osé regarder ce qu'il lisait.
11h55: ou alors ils sont impressionés par la rapidité avec laquelle je tapote sur mon mobile.
12h05: j'ai envie de faire pipi, c'est quand qu'il arrive le train?
12h08: on annonce le train, hein quoi, mais il est dans 12 minutes normalement !!

12h22: ok la vieille à coté de moi a un soucis à me matter, à matter le couloir et la porte qui est au bout de celui ci. un regard de connasse plus tard elle se cale au fond de son siège.
12:29: en fait elle voulait sortir, mais c'est pas en adoptant la technique du chien "jte regarde et tu comprends ce que je veux" que j'aurai pu piger!
13h38: ce qui me saoule en allant à Paris c'est tous ces tunnels, c'est long, long, LONG. et moi je suis clostro, clostro, CLOSTROOOOO.

14h04: sur le quai, youhou les copines sont là !!!
c'est pas que j'ai emmené mon armoire pour ce court séjour mais presque et on décide d'aller poser nos affaires chez J. avant d'aller faire les touristes. Je retrouve le métro-que-j'aime (oui il y a des amours inexpliquables), J. habite dans un quartier fort charmant (vers Bercy) où je me sens tout de suite chez moi (j'aurai jamais du repartir :'(  ). A peine le temps de faire  pipi et de piocher un malabar sur la table basse, qu'on rechausse nos baskets (c'est là que je me dis qu'heureusement que je ne porte pas de talon vu ce qui m'attend) pour partir dans le 1er.

15h: gosh on est perdu ! Après avoir trouvé sans soucis Aimecube et Artoyz (cliquez c'est très sympa par chez eux), on galère pour trouver Colette. Et puis mon oeil de lynx et moi (après avoir râler des centaines de mètres "J. jte dis que c'est pas là, tu veux pas qu'on demande à quelqu'un?") on repère BEAUCOUP de gens devant une boutique. Première pensée: nan ils sont trop lookés. Deuxième pensée: Oui mais Colette c'est Hype. Troisième pensée: maman jveux pas y aller!
15h04: J. : "je me sens pouilleuse on sort?"
15h15: "on se casse, on se casse, on se casse"
15h17: haaaaaaa. de l'air. partir. fuir. nous venons de cotoyer la ... crème de la crème hyper hype, en cette semaine de la mode, tous les gens les plus lookés de Paris s'était donné rdv pour aller matter l'expo de Colette sur Dior (ou Chanel, oui bah...) à 15h ce vendredi 5 octobre. On a croisé le clone d'Audrey Tautou dans "un long dimanche de fiançaille" et des mecs qui euh... n'avait rien de masculin. Soit. On a besoin d'un remontant.
15h20: qu'est ce qu'on fait?
15h22: on va au starbuck?
15h23: c'est par où?
15h45: ok on a trouvé le starbuck après avoir pris la direction opposé alors qu'il était sous notre nez. mais vraiment. genre à 50 m à gauche et nous on était kéblo à droite "c'est par où?" et vas y que je te descends le boulevard. Pour la prochaine fois, se munir de yeux dignes de ce nom.

Je vous passe gentillement les détails sur nos conversations de filles passionnantes (mecs/facs/mecs/régime) autours de délicieuses boissons dans un endroit cosy, chaud, où ça parlait tout sauf Français.

17h30: une madame nous distribue des trucs à gratter et nous on gagne plein de choses et elle nous en redonne parce qu'apparement ça la saoule ses tracts. Donc nous voilà parties pour aller chercher nos cadeaux, à savoir des sacs qui se replient pour faire nos courses. quand on fait pas de courses comment on fait? on les garde pour quand on sera grande. c'est mon cas.
18h30: mode touriste plus on que on. "oh on voit la tour effeil"/"on va sur les champs?"/"tiens y'a Courbet au grand palais! c'est quelle époque déjà?". Réponse: 19e, j'avais raison.
19h: merde (oui je suis vulgaire dans la vie) faut peut etre que je parte à mon concert? sur les conseils de J., je file chopper un métro, je suis toute émoustillée, je fais pipi dans ma culotte, je sors mon i pod, me prépare pour le concert et déteste le regard que me jette le mec en face de moi.
19h30: oops c'est un peu plus long que prévu. à l'extérieur de la station à laquelle je descends, c'est la merde (il faut dire les choses comme elles sont), je ne reconnais rien, je ne vois pas le zénith, mais où suis je? ok ma grande, relève la tête, sers ton sac, sers les dents, et avances d'un pas décidé.
19h40: je croise des mecs qui gardaient je sais pas quoi et qui m'indiquent vaguement la salle.  *marche marche marche* tiens là y'a une concentration de bikers, et ils me regardent tous bizarre. ça se voit tant que ça que je sens que je vais louper le concert que j'attends depuis 8 mois?
19h48: youhou je vois le zénith!
19h50: la vilette c'est comme la forêt de Moulière, tout se ressemble, c'est le bordel.
20h: aaaaaaah j'ai trouvé après qu'un chinois n'est pas su m'aider, ni un couple ("mon coeur tu sais où c'est le trabendo?" connard comment t'as deviné que j'étais single et que de l'apeller "mon coeur" ça me donnerait la gerbe?).

Résumé du concert: Je pense sincèrement que toute la communité émotional de paris s'était donné rdv ce soir là, comme les gothiques se donnent rdv dans des cimetières, les émo se donnent rdv au concert d'enter shikari (voilà maintenant vous savez quel groupe j'ai été voir). Le Trabendo est une salle très très bien foutue, "intimiste" et le concert fut mémorable (post à venir).

22h30: bon bah maintenant je dois repartir en métro chez J. même galère, on ne change pas une équipe qui gagne (et quelle belle équipe je fais), une fois à la station, je constate que j'ai 5437 changements à faire et que je suis pas arrivée. Dans le métro, mes oreilles ne sifflent même pas, la rame est pleine de gens qui sortent de la salle, j'ai les joues en feu pour avoir marcher vite vite vite, et je repasse dans ma tête les moments du concerts. Je souris et j'ai l'air conne.

23h05: chez J. où je retrouve nos popines M. et A. qui arrivent juste de chez nous. On partage une assiette de pates autours du récit de ma palpitante aventure.
23h30: on est des ouf, on part à "la fusée", un bar de Beaubourg, let's go !
1h42: le bar se vide, le barman agite sa clochette de fin de tournée, et nous décidons de rentrer dormir. Seulement nous ne sommes pas aux bouts de nos peines...

1h50: à vrai dire, les filles n'étaient pas très chaudes pour rentrer en bus, on a même failli tester les vélib, mais celle qui se plaint tout le temps alias bibi a eu vite fait de sortir "écoutez je ne sens déjà plus mes pieds, je crois que c'est une mauvais idée". J. sort donc son plan afin de savoir par où partir et où prendre le bus. Sur le plan, c'est toujours ultra clair et en vrai, beaucoup moins.
2h: c'est le délire. y'a 15 tonnes d'arrêt de bus à la suite et on galère à savoir lequel est pour nous.
2h07: tiens des monsieur dans des cabines qui sont là pour nous aider! c'est vachement pratique ça! résultat : on doit prendre deux bus, "là bas".

2h20: ok on vient de trouver l'arrêt de bus. un peu plus loin...
2h21: merdalors, le bus va partir, faut qu'on court!
2h23: J. monte dans le bus demander si c'est le bon
2h25: ça l'est, elle nous fait signe de monter, mais il semblerait que M. ait perdu un truc en chemin, bordel qu'est ce qu'elle fout de l'autre côté de la rue...
2h26: les portes se ferment. J à l'intérieur du bus et nous, à l'extérieur. En effet, M. a perdu son porte-feuille dans la course, le temps qu'elle le cherche et qu'elle revienne, le bus est parti...
2h28: pas de panique. coup de fil à J. , on se rejoint à Gare du Nord, là où on devait changer de bus.
2h45: le bus arrive, et repart telle la boite de sardine, j'ai envie de faire pipi et je ne peux pas m'asseoir.
3h: gare du nord. retrouvaille avec J. "tu nous as manqué *embrassade, embrassade*"
ok maintenant il s'agit de trouver l'autre bus.
petit problème à résoudre, vous avez 10 minutes:
5 filles au sens de l'orientation proche du néant (remember: l'épisode Starbuck) sont à Paris en pleine nuit. elle cherchent leur arret de bus. il est indiqué au sud. quelle direction prennent ces jeunes filles?
vous avez répondu le nord? bonne réponse!
pourquoi, ô mais pourquoi, avoir pris le chemin où il n'y avait RIEN à part un boulevard (of broken dreams, ça va elle était facile) alors que là où on était, il y avait plein d'arrêt de bus? aucune idée.
3h35: assises, nous attendons "patiemment" à base de "j'ai la dalle"/'jai envie de faire pipi"/"j'ai mal aux pieds"/"c'est quand qu'il arrive?" (le panneau annonçant l'heure d'arrivée du bus étant cassé, oui sinon c'est pas drôle). Bien évidemment, vu l'heure avancée de la nuit, c'est craquage sur bord de trottoir.
3h45: hourrah nous sommes au chaud! J. avait bien eu l'idée qu'on prenne un taxi, ce qui franchement ne m'aurait pas déplu, mais c'est la solution des loosers que de choisir la facilité, alors que nous on est trop des wineuses (même si ça fait presque deux heures qu'on a quitté le bar). J. nous explique qu'on peut prendre un autre bus au lieu de marcher en sortant de celui ci jusqu'à chez elle, ce à quoi je m'oppose fortement, ça va non, pour se perdre encore une fois...
4h15: on est presque arrivée!
4h30: joie, délivrance, ça se bouscule "laisses moi aller soulager ma vessie la première", "qui dort où?", "ouin j'ai mal aux pieds" (vous m'avez reconnu?)... La voisine gueule, quoi, elle est pas contente qu'on rigole comme des morues ?
5h: après avoir admirer les moulures du plafond ("Dis J. , c'est des coquilles saint Jacques ou des queues de paon?"): DODO !!!!!!

résumée de cette première journée: longue. et encore c'est un euphémisme.

Samedi 6 octobre:
11h30: curieusement, je me réveille sans avoir mal partout, je suis étonnée. les copines s'agitent, c'est reparti pour une nouvelle journée!
11h40: jsuis du genre "réveillée c'est réveillée", je file sous la douche, dehors le soleil brille, je me sens investie d'une mission que l'on appelera "boulangerie".
12h15: je m'aprete à franchir la grosse porte qui me sépare de l'extérieur, mais je me rends compte que sans portable et sans le code,pour re-rentrer, j'aurai galéré. et c'est pas le moment de gacher ce beau week end si bien organisé. hahahaha.
12h20: dans la rue. il fait beau, il fait chaud, les oiseaux chantent, les moteurs des scooters vombrissent, j'aime ce quartier, pitié, faites qu'un jour il soit mieeeeen.
12h28: telle la parisienne depuis l'éternité, je reviens, mes baguettes sous le bras, à nous le brunch !
12h44: mmmmmh, un thé, du pain, du beurre. la simplicité c'est parfois ce qu'il y a de mieux. (pendant que les filles se goinfrent de "pain-beurre-nesquik", berk)
13h58: alors que nous déboulons dans la rue, (enfin) prêtes à partir chez A., on tombe sur E. et C. (moi aussi ça me saoulent ces abréviations ^^') qui arrivent de la gare.
Il faut savoir que mes accolytes sont du genre... pas franchement affolés. Ils ont raison. Mais desfois c'est long... très long... et donc comme ils arrivent de la gare, on les attend pour partir (E. vit dans la même rue que J.)
14h46: on arrive ENFIN chez A., où elle nous force à regarder le match de rugby. Et maintenant qu'est ce qu'on fait?
14h48: on va au jardin du Luxmbourg!! youhou !!

Petite parenthèse pour comprendre la suite des évènements: depuis environ midi, j'essayais (en vain) de joindre un pote qui vit sur Paris, à qui j'avais d'abord dit que "nan mais je vais pas avoir le temps qu'on se voit" pour finalement dire "bon ok je t'ai trouvé une place". En fait c'était juste des conneries parce que jsuis pas une fille "facile". n'importe quoi c'est vrai. et donc revenons à nos chèvres, je ne pouvais le joindre. Mais voilà qu'il décroche, qu'il nous rejoint au Jardin.

16h04: Wooow c'est boooowwww. <------ j'adore les Jardin du Luxembourg. chacun trouve une chaise, on se pose "entre ombre et soleil" afin de satisfaire tout le monde.
16h23: qu'est ce qu'on se marre... mouhahahaha.
16h46: "euh oui allo euh tu sais que je reste pas non plus toute la vie donc BOUGES TOI"
(mon train était à 18h50. à partir de là commence l'enfer)
17h04: on fait une scéance photo?
le sépia c'est cool !
17h13: on irait bien croquer un bout avant de repartir (moi prendre mon train, mes amis au stade de france pour un concert ...)
17h25: les toilettes des Jardins sont payantes.
17h32: bon c'est parti pour un Vite.
"allo on part manger , retrouves nous là bas"
15h42: oùssééééééééééé
devinez quoi? on est perdus ! étonnant? hahahaha.
"allo oui euh alors en fait on est parti au nord. comment ça je t'ai dit au sud? oui on était au sud et toi au nord, et on croyait que quick était à l'est mais il s'avère que non c'est au nord. tu en viens? oui bah moi je connais pas Paris, j'y peux rien, rejoins nous aussi vite que tu peux"
17h51: on a trouvé!
18h03: les gens sont servis.
"allo? tu trouves pas? *explication explication*"
18h07: euh sinon je devrais peut etre aller prendre le métro non?
18h15: ok je suis trooop en retard * bises bises merci pour le ouik end*
18h17: "allo oui nan mais laisses tomber je dois partir à la gare là j'ai une demi heure à peine pour chopper mon train, oui jsuis désolée, nan mais ça m'embête pour toi, oui on se voit bientôt"
18h19: haaaaaaaa mais elle est où la station de métro?
18h22: c'est quoi cette station de m**** où y'a pas de plaaaaan. tantpis je passe, y'aura un plan derrière les tourniquets.
18h23: pas de plans
18h26: gooosh je dois repartir à une autre station
18h34: je suis dans le métro. je croise tout ce que je peux pour chopper mon train.
18h44: OMG j'ai 6 minutes pour traverser Montparnasse (seuls ceux qui ont déjà pris les immenses tunnels de cette fichue gare peuvent comprendre)
18h46: run ruuuuuuuuuuuuun
18h48: putaaaaain pourquoi je cherche à composter mon billet dans une machine qui ne fonctionne pas? et pourquoi que mon quai c'est celui qui est tout au bout???? gniiiii *_*
18h49: madame-sncf: "dépêchez vous!!"
alors là je tiens à préciser que je me tape un sprint depuis 5 minutes, avec mes fichus sacs, oui moi, la super méga nulle en course aux bahuts, qui ne cours même pas pour chopper un bus. et elle ose me dire de me dépêcher alors que je cours déjà! *_*
18h50: je saute dans le train. je respire tel le boeuf. la madame-sncf me souris "vous êtes en voiture 1, vous avez plus qu'a chercher la votre". tu permets je respire avant !

19h03: fauteuil. i pod. dodo.
19h25: hein? quoi? dodo? malheureuse! pas de dodo si c'est pour finir à Bordeaux, le week end a déjà été assez éprouvant comme ça.
20h48: le train arrive chez moooi. J'ai rdv avec une copine de fac, chez ses potes, pour matter le match de rugby.

Minuit: back @ home. ZZzzZZzZZZzZZZZZzZZzzzZZZzz

Remerciements, J. pour la couette en plumes, M. pour avoir accepter de ne pas ajouter de fromage sur nos pates, les parisiens aimables, les parisiens pas aimables aussi, my twin pour sa patience, ES évidemment, la semaine de la mode, la nana-des-tracts, les vigiles du trabendo pour ne pas savoir indiquer une station de métro, celui/celle qui a inventé les tickets de métro-journée, le soleil pour nous avoir honorer de sa présence...

* titre emprunté à une émission de radio passant sur radio campus angers et plutôt chouette :)


Par Wendy
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Mercredi 2 janvier 2008
En guise d'intro, je vous dirai que je suis fort embêtée de ne pas respecter  ce que j'avais dit dans un précédent billet, à savoir que je parlerai d'autre chose que de ma vie. Pas de chance, il m'est arrivé quelque chose d'extra-ordinaire, et j'ai envie de blablater dessus.


Samedi dernier, 15h. Le repas de Noel en famille vient de se finir. On est un peu en retard j'avoue,  mais au moins c'est fait et ce n'est plus à faire. Les 5 entrées et 15 desserts sont derrière nous, aleluia !
Tout le monde enfile son mateau, récupère ses cadeaux, le silence revient dans la maison.  Entre mon oncle et ma marraine qui n'ont jamais appris à parler  normalement,  ma dernière cousine qui hurle si tu veux pas lui filer la télécommande (mmmh nan  baves pas dessus steuplait, mouarf trop tard), mes cousins qui se tabassent, mon grand père et mon frère en plein dialogue de sourd (un vrai sourd + un jeune un peu bête  = marrade assurée), il y avait de quoi avoir envie de fuir. C'est ce que mon père n'a pas hésité à faire à un moment du repas. Et du coup, pour oublier tout ça, il nous propose, à mon frère et à moi, après le dit repas, de prendre la voiture pour une ballade sur son ancien lieu de travail et accessoirement le patelin où se sont mariés mes parents.  Pourquoi pas, c'est ça ou un tête  à tête avec mes cours...
Nous voilà parti. Mokay, déjà tu vois la tête de la route, t'as peur. On roule, on roule et d'un seul coup, n'en pouvant plus je lâche un "wow on se croierait en Roumanie". Concrètement, le paysage c'est un peu ça. Il fait moche en cette fin de décembre, y'a pas un chat, des champs, des maisons pourries, des maisons pourries et des champs. On passe par le village où mon père a été au lycée, je sens que ça lui fait plaisir et je me mets à m'imaginer, en train de trainer mes gosses dans le patelin où j'ai été à l'école. Note pour moi-même: ne jamais les forcer. Diantre, qu'est ce que c'est chiant. On l'a même pas vu le lycée en plus. De loin, derrière la forêt "mais si là bas". Ok, vas y avance, passe la 4e, qu'on soit rentré pour "Plus belle la vie". Nan c'est une blague, je regarde pas ce truc.
Voilà déjà une heure que l'on roule, et depuis une heure, je force le papounet à écouter Justice. Il grimace, regarde l'auto-radio, les autres cd. Il finit par me demander polimment ce que c'est et si c'est toujours comme ça... ça veut dire qu'il aime pas mais qu'il fait un effort. Je lui propose de changer et desuite, il a l'air d'aller mieux. La grisaille, la situation, ne me donne pas envie de mettre un truc trop badant, et mon père n'aime pas quand ça secoue trop "oula dis donc y'a beaucoup de guitares" "mais pourquoi il crie, il me donne mal à la tête". Mokay les Strokes il avait pas aimé "sa voix elle est bizarre", mais Albert Hammond JR, ce n'est pas les Strokes! Je sers les fesses et pousse la galette dans le trou. Je veux dire que je mets le cd quoi. Première chanson= il secoue la tête, un peu. Il se met à hocher grave du beignet et à taper du pied sur la deuxième. YES. C'est gagné. Il attend la fin de l'album pour me dire "c'est quoi ça? c'est pas mal!". Il attendra aussi la fin des vacances pour me dire "bon tu me feras une copie de ton truc là".
Et pendant ce temps, on a roulé, roulé, roulé. On a fait de la géo "le Béarne? ah bah je vais enfin savoir où c'est! Mais alors du coup le pays basque c'est quoi? Hein, les Pyrénnées? je comprends rien, ré-expliques". Petite leçon. Mon nom de famille est béarnais, je me suis toujours sentie loutre quand je répondais aux gens "nan c'est pas basque mon nom (y'a basque dedans, spour ça), c'est béarnais" tout en croisant les doigts pour qu'on m'en demande pas plus, parce que je savais pas où c'était. Maintenant je sais. C'est au dessus des pyrénnées. Au dessus du pays basque aussi. Et à côté, pas loin, y'a le Gers.
On y a été. Sans faire exprès. Mon père cherchait EN VAIN son ancien lieu de travail, tout avait disparu, croyez le ou pas. Du coup on a tourné, viré, pendant 45 minutes, dans les champs, "oops pardon c'est votre jardin là?", et mon père m'assurant que "si si c'est par là , on y est presque je le sens, je vais jusqu'au bout de la route pour voir". Ouais, une route en soit ça a pas de fin sauf si c'est un cul de sac et sauf quand t'arrives à la mer. J'avais envie de lui dire ça mais comme c'était Noel (en retard), je voulais pas abusé. Alors je l'ai laissé aller jusqu'à la route "là bas", prendre 15 directions différentes. Pendant ce temps là, j'ai pensé à toutes les façons dont je pourrais dépenser mon argent de Noyel, à tous les tatouages que j'avais envie de me faire, à tous les piercings que je voulais me rajouter, à combien que ça me couterait cher et à combien jserai vener si un de mes piercing faisait un rejet. J'ai fini par oublier l'idée. Et avec moi, il y avait Albert. Ce cher Albert. Merci mille fois, d'avoir plu à mon père, de m'avoir aider à tenir quand j'avais envie de faire pipi, au milieu de la forêt, mais que je voulais pas m'arrêter parce que je voulais pas que les loups me croquent les fesses. Ou que les autochtones me voient. Ou les deux.  Merci d'avoir été là, avec tes mélodies toutes mimi, tes guitares (mais pas trop). Je ne retournerai jamais dans le Gers, mais je te ré-écouterai en voiture, c'est certain.

ps: le titre est trompeur oui. Comme chez Voici.
Par Wendy
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