
Après la pluie, ou plutôt après la course aux partiels, je prends enfin le temps d'utiliser ma carte cinéma. Cinq films vu sur seize gratos pendant l'année, j'ai séché les salles obscures et pour une étudiante en cinéma, c'est pas très sérieux.
Ce soir je me suis donc décidée à aller voir Into the wild. Je connaissais la fin, comment je ne sais plus trop, ça m'a donc évité de verser des litres de larmes dans la salle. Juste un seul tout petit.
J'ai beaucoup aimé. L'alternance des scènes "passé/ultra passé/présent". J'ai aimé le traitement des scènes "ultra passé" (le passé antérieur au passé, ahem j'ai l'impression de pas être bien claire), le texte incrusté dans l'image, la solitude du personnage vs ces rencontres. J'ai aimé ces tonnes de citation que je n'ai pas pu retenir (je ne les retiens jamais) mais qui me feront un bon prétexte pour revoir le film. J'ai aimé l'histoire aussi, évidemment.
Un bon film, c'est un film qui me marque, qui me trotte dans la tête. Et là je réfléchis beaucoup, ça ne fume pas mais presque. Bien souvent, je me dis que c'est ridicule cet argent jeté par les fenêtres, enfin concrètement je le jette pas, mais disons que je me dis que je pourrais l'employer à des fins plus utiles. Certes, je l'utilise toujours pour me faire plaisir (ou pas mais bon dans ce cas là j'ai pas le choix), mais qu'est ce qui est plus important: se faire plaisir ou se rendre utile? Une fois, j'ai reçu une "pub" pour "Action contre la faim" et je me souviens de ma non-réaction face à ce qu'il y avait dedans et de la réponse de mon père "ne te sens pas obligée...". Je venais d'avoir 18 ans, une photo d'un gosse en train de crever la dalle dans les mains, et dans ma tête ça faisait du vide.
Quand je me projette dans "lavidemesrêves", je mène une vie ultra superficielle. Et juste après ça, je me dis que parralèlement à cette vie superficielle, je me consacrerai à des choses plus utiles. Et de plus en plus, je me remets en question. Le film de ce soir n'a fait que rajouter une dose à tout ça.
J'aurai pu faire un billet bien plus long, mais penser à tout ça n'est pas forcémment facile. Pas en ce moment. Je me contenterai de finir avec : finalement, le bonheur il est où? Avec qui?
















Les trajets en bus, c'est mes moments de
grandes réflexions. Regarder le paysage défilé, les gens qui marchent, tout ça, ça me fait penser à plein de choses. Bon, y'a pas que dans le bus que je réfléchis. Mais c'est surtout là.